Enfant qui ne mange pas beaucoup : causes fréquentes, prévention des carences et explications pour comprendre pourquoi ce n’est souvent pas inquiétant.
Votre enfant a un appétit d’oiseau? Il touche à peine à son assiette et cela vous inquiète? Voici de quoi vous rassurer et vous guider.
Pourquoi certains enfants ne mangent pas beaucoup?
Balado : Pourquoi des fois j’ai un peu faim et d’autres fois beaucoup?

Certains enfants mangent peu parce qu’ils n’ont tout simplement pas très faim. D’autres ne mangent presque rien à table parce qu’ils grignotent souvent entre les repas. Il y a aussi des enfants qui s’intéressent peu aux aliments parce qu’ils préfèrent jouer. Par ailleurs, la faim et l’appétit varient d’une journée à l’autre et d’un enfant à l’autre.
La faim exprime un besoin du corps. Lorsqu’il grandit, un enfant a besoin de manger davantage. Et lorsque sa croissance ralentit, il mange moins. D’autres facteurs influencent aussi sa faim et son appétit : l’activité physique qu’il fait, un petit rhume, des changements dans sa vie, les aliments qu’il a mangés plus tôt dans la journée, son état de fatigue, etc.
Manque d’appétit chez l’enfant : faut-il s’inquiéter?
Certains jours, votre enfant mange plus, et d’autres moins. Ne vous inquiétez pas trop vite. Évaluez plutôt son alimentation sur une période de 3 semaines environ. Votre enfant ne développera pas de carences durant cette période.
Le plus souvent, les choses s’équilibrent au fil des jours. Un enfant en santé qui se développe bien ne se laissera pas mourir de faim!
Votre enfant ressent la satiété beaucoup mieux que les adultes. Il sait instinctivement de quelle quantité d’aliments il a besoin. Il peut même se contrôler et se rattraper de façon naturelle.
Ainsi, si votre enfant mange peu d’aliments ou des aliments fournissant peu d’énergie à un repas, il mangera davantage ou choisira des aliments plus énergétiques au prochain repas. Votre rôle est de fournir des repas de qualité, à heures régulières, dans un climat agréable en votre compagnie.
Si l’alimentation de votre enfant continue de vous inquiéter, consultez une nutritionniste, qui évaluera la situation et vous conseillera. Consultez aussi si votre enfant manque d’énergie ou s’il ne suit plus sa courbe de croissance.
Quoi faire si votre enfant ne mange pas beaucoup?
Comment choisir les bons mots pour encourager les enfants à manger?

- Établissez un horaire de 3 repas et de 2 ou 3 collations par jour, espacés d’au moins 2 heures. Évitez de laisser votre enfant manger à d’autres moments de la journée, même si vous craignez qu’il manque de vitamines ou de nutriments. S’il mange à tout moment, il risque de ne pas avoir faim au repas.
- Limitez les quantités de boissons que votre enfant boit à l’approche des repas, car les liquides coupent la faim. Offrez le moins de jus ou de boissons sucrées possible, car ce sont eux qui nuisent le plus à l’alimentation. Votre enfant peut toutefois boire de l’eau à tout moment dans la journée pour étancher sa soif. Durant le repas, il peut boire un verre d’eau, de lait ou de boisson de soya enrichie.
- Devancez l’heure du repas si votre enfant est toujours fatigué au moment du souper. Parfois, manger 15 minutes plus tôt peut faire une différence.
- Offrez à votre enfant des aliments sains, nourrissants et variés. Même s’il ne mange pas beaucoup, il obtiendra ainsi des éléments nutritifs importants à son développement.
- Prévoyez une période calme avant le repas pour préparer votre enfant à manger.
- Demandez à votre enfant de s’asseoir à la table avec vous, même s’il dit qu’il n’a pas faim et qu’il s’intéresse peu à la nourriture. Le repas est aussi une occasion de se rassembler et de discuter.
- Créez une ambiance agréable au repas, car c’est bon pour l’appétit.
- Évitez d’occuper votre enfant durant le repas avec un jeu ou un écran (télévision, tablette, cellulaire…), même s’il mange plus dans ces cas-là. Les distractions l’empêchent de ressentir les sensations dans son ventre. Or, ces sensations sont essentielles pour savoir la quantité de nourriture dont son corps a besoin.
- Respectez toujours l’appétit de votre enfant. Ne le forcez pas à manger. Plus vous serez inquiet et sévère, plus il pourrait repousser la nourriture pour exprimer son besoin d’autonomie. Il pourrait aussi refuser de manger s’il éprouve trop de pression ou s’il se sent dévalorisé. À l’inverse, il pourrait manger pour vous rassurer ou vous faire plaisir. Dans tous les cas, votre enfant n’écouterait pas ses besoins. La nourriture pourrait devenir sa façon d’attirer votre attention. Lâchez prise afin que votre enfant ne voie pas l’alimentation comme un enjeu de négociation avec vous.
Si votre enfant ne pense qu’au dessert, mettez-le sur la table dès le début du repas. Votre enfant peut ainsi manger sa portion de dessert et ensuite manger le plat principal.
- Évitez d’utiliser le dessert comme motivation à manger. Le dessert ne devrait pas être une récompense, mais plutôt faire partie d’un menu. Le plus souvent, le dessert devrait être un fruit, un yogourt nature (ou peu sucré) ou un dessert maison nourrissant. Si votre enfant n’a pas faim pour le plat principal, il doit pouvoir manger une portion de dessert, même quand c’est un dessert plus sucré qui est prévu.
- Ne dites pas à votre enfant qu’il ne mange rien, qu’il n’aime rien, qu’il est maigre, qu’il vous inquiète ou qu’il va mourir de faim. Il pourrait ressentir de la pression ou s’inquiéter.
Une collation avant le dodo?
Si votre enfant mange très peu ou pas du tout au souper et demande une collation 30 minutes après, il est préférable de lui refuser. Sinon, il risque d’attendre la collation pour avoir certains aliments qui lui plaisent davantage. Respectez l’horaire de repas et de collations que vous avez établi.
La collation avant le dodo peut être nécessaire si plus de 90 minutes séparent le souper du coucher. Votre enfant peut aussi avoir besoin d’une collation avant de se coucher si vous allez bouger dehors après souper. Vous êtes la personne la mieux placée pour savoir si une collation est justifiée.
La collation ne devrait toutefois pas dépendre de ce que votre enfant a mangé au souper. Elle ne sert pas non plus à négocier (ex. : « mange tel aliment si tu veux une collation tantôt »). Si vous avez l’impression que votre enfant demande une collation pour passer un peu plus de temps avec vous, demandez-lui si un câlin et la lecture d’un livre feraient son affaire.
À retenir
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Votre enfant sait naturellement quelle quantité d’aliments manger, car sa faim suit ses besoins. Ne l’obligez pas à manger.
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Offrir des aliments nourrissants à votre enfant est le plus important, peu importe la quantité qu’il mange.
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Servir la collation au moins 2 heures avant le dîner ou le souper aide à ne pas couper l’appétit pour les repas.
| Révision scientifique : Stéphanie Côté, M. Sc., nutritionniste Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir Mise à jour : Août 2026
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Photo : GettyImages/lisegagne
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